Georges est un rêveur, un rêveur qui a réalisé son rêve d'enfant; Proposer les meilleurs bonbons de France.

Alors, il s'apprête à vous raconter une belle histoire, celle d’un enfant qui naît en Août 1964 dans une famille pauvre d'un petit village près de Nazaré, au Portugal.

'' Le matin, ma mère s’en va chercher sur la plage les poissons qu’elle vendra de porte en porte. Je me souviens encore de ses grands paniers qu'elle portait sur la tête, ses jupons superposés sous sa robe noire et son tablier brodé aux couleurs chatoyantes.

En fin de semaine, elle préparait ses fameux ''Pirolitos'', des sucettes au caramel qu’elle revendait le dimanche sur le terrain de football où se retrouve tout le village. Elle mélangeait le sucre au vinaigre de citron qu'elle déversait ensuite encore brûlant dans de petits cornets de papier, surmontés d'une grosse allumette en guise de bâton.

Je suis né chez mon grand père, surprenant ma mère en pleine confiserie: «C’est la première odeur que j’ai senti. Je devais avoir un destin à accomplir».

Les années 1960 sont terribles au Portugal. Sous le joug de Salazar, le pays est une dictature. Mon père a fui pour chercher fortune en France. Nous n’avions pas le droit de quitter le pays. Nous avons passé clandestinement la frontière. Dans le train en Espagne, j’ai mangé mon premier vrai bonbon, un Toffee Natas. J’avais 6 ans.

Pour mes 8 ans, mon oncle m’ offrit une pièce de 5 francs en argent. J'ai alors couru à la boulangerie et l'ai dépensée en bonbons; 500 bonbons à un centime pièce.

De retour à la maison, étalant mon trésor sur la table pour le partager avec mes deux frères et mes deux sœurs, les yeux pétillant de bonheur, j'ai regardé maman et je lui ai dit: «tu sais maman, quand je serai grand, j'ouvrirai une boutique avec les meilleurs bonbons du monde».

Et puis le temps passa, j'ai suivi les cours d’une école hôtelière et j'ai gravi tous les échelons dans de luxueux restaurants parisiens. 28 années passionnantes mais épuisantes! Alors en 2007, las de cette vie aux horaires interminables, j'ai décidé de changer de métier.
La petite promesse de mes 8 ans me revint telle une étincelle, du cœur au cerveau elle monopolisa toute mon attention et toute mon énergie durant une bonne année. J'ai contacté de nombreux artisans dans toute la France pour trouver et réunir les meilleurs bonbons de nos régions.

Dès ma première visite et en un regard, j'ai trouvé ma boutique. Le précédent occupant vendait des disques et des partitions et il laissa tout l’aménagement: grands tiroirs et étagères que j'ai démonté une à une pour reconstruire selon mon projet déjà rendu vivant dans mon esprit. Durant un mois, j'ai travaillé jour et nuit pour recréer l’ambiance et le décor de mes classes d'école primaire où je partageais mes bonbons avec mes camarades.

En Octobre 2008, le bonbon au palais ouvrit ses portes et fut un succès immédiat. Les enfants du quartier m'ont fait de beaux dessins pour accrocher aux murs, parents et grands parents étaient très heureux de retrouver les vrais bonbons de leur enfance restés dans leur province ou disparus des confiseries parisiennes.

Jusqu'en Décembre, mes frères et mes sœurs ont gardé le secret et nous n'avons rien dit à maman car elle devait venir à Paris pour fêter noël en famille. Le jour de Noël, après avoir déjeuné, nous sommes passés devant la boutique restée volontairement illuminée, maman s'arrèta devant la vitrine et me dit: « George regarde cette magnifique boutique de bonbons, j'en ai jamais vu d'aussi belle, tu te souviens de la promesse que tu m'avais fait le jour de tes 8 ans …» A ce moment, j'ai ouvert la porte et je lui dit: « entre maman, bienvenue chez nous! »

Ses larmes de joie ont alors innondé mon cœur!

Aujourd'hui c'est avec vous que je partage ce bonheur, bienvenue au Bonbon au palais !

Georges

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